La mémoire de Palmyre

L’enrichissement de la cité caravanière de Palmyre à l’époque impériale a contribué au développement de l’art funéraire. Les représentations des défunts sont pléthoriques et si caractéristiques de l’art palmyrénien. Au-delà de l’aspect esthétique, ces représentations sont bien-sûr symboliques, car elles étaient censées rappeler l’âme du défunt, la néfesh. Cette pratique était d’ailleurs également répandue dans le monde sémitique.

Le musée du Cinquantenaire à Bruxelles possède dans ses collections permanentes plusieurs reliefs funéraires en calcaire. Ils sont ainsi présentés dans la section « Proche-Orient / Iran » qui a été rénovée il y a quelques années. La muséographie est élaborée, même si on peut déplorer le manque de lumière qui ne permet pas d’apprécier les œuvres à leur juste valeur.

Certains Palmyréniens perpétuaient la mémoire des défunts grâce à des stèles individuelles qui disposaient d’une inscription relativement simple. L’épitaphe mentionne alors le nom du défunt, son ascendance et une formule stéréotypée, comme « Hélas ! ».

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Voici un exemple conservé au Musée du Cinquantenaire à Bruxelles (A 1621 – ancienne collection F. Cumont, Damas 1907). Ce relief funéraire date des Ier – IIe s. ap. J.-C. Il a été retrouvé dans une des tours funéraires qui ponctuaient le paysage de Palmyre. Cette architecture grandiose fut particulièrement usitée jusqu’au IIe s. et c’est une des caractéristiques de l’architecture funéraire palmyrénienne.

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La stèle représente un homme barbu, dont le nom et la filiation sont précisés : « Zabd’atch, fils de Yamlikou, [fils de] Nes(é ?). Hélas ! ».

Le défunt est représenté debout, de face. Derrière le premier défunt se trouve un voile tendu qui symbolise la séparation entre le monde des morts et celui des vivants. Les palmes sont aussi souvent utilisées, puisque ce sont des symboles d’immortalité. L’arrière-plan des deux autres stèles est beaucoup plus simple.

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Ce relief funéraire en calcaire jaunâtre du IIe s. conservé au Musée du Cinquantenaire à Bruxelles représente une femme parée et richement vêtue.

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Ce relief funéraire en calcaire jaunâtre du IIe s. conservé au Musée du Cinquantenaire à Bruxelles représente un jeune homme imberbe.

Pour en savoir plus sur la section « Proche-Orient / Iran » du Musée du Cinquantenaire : http://www.kmkg-mrah.be/fr/collection-proche-orient-et-iran-en-détail

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