P. Tarel, Titus, Paris, Ellipses, 2016.

P. Tarel, Titus, Paris, Ellipses, 2016.

 

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Présentation sur le site de l’éditeur :

Titus est une figure historique paradoxale. Son règne est court, deux ans (79-81 apr. J.-C.) mais une tradition, presque uniquement favorable, fit de lui un empereur idéal, incarnant « l’amour et les délices du genre humain ». Son nom est également attaché à l’un des monuments antiques les plus célèbres, le Colisée, qu’il a inauguré. Tout au long des époques médiévale et moderne, la culture occidentale n’a cessé d’entretenir cette image positive. En 1670, Corneille et Racine ont immortalisé ses amours avec Bérénice, tandis qu’en 1791 Mozart lui a consacré son ultime opéra, la Clémence de Titus.
Cette tradition est d’autant plus surprenante qu’elle oblitère la face sombre du personnage. Titus est d’abord, avec son père Vespasien, le responsable de la terrible répression de la guerre de Judée (68-74) et de la destruction du Temple de Jérusalem, un drame pour le peuple juif qui en entretient la mémoire depuis deux mille ans. Le fait est suffisamment rare pour être signalé : Titus est ainsi l’un des rares empereurs connu également par des textes non romains qui lui sont violemment hostiles. Par ailleurs, il participa aussi, aux côtés de son père, à la répression contre les adversaires de la dynastie flavienne qui gouvernera Rome jusqu’en 96. Enfin, son règne est marqué par une série de catastrophes dont la plus fameuse, l’éruption du Vésuve, détruisit Pompéi et Herculanum. Une telle densité d’événements concentrés sur une période aussi courte contribue également à faire de Titus un sujet historique exceptionnel.
C’est à l’étude de la naissance du « mythe Titus » que s’attache cette biographie. Elle conduit son auteur à étudier les conditions de l’arrivée au pouvoir des Flaviens à la faveur de la guerre civile qui suivit la mort de Néron, lors de la terrible « année des quatre empereurs » ainsi que la marque qu’ils ont imprimée sur l’Empire romain. Plus fondamentalement, la lecture du règne de Titus, à travers les modalités de son exercice du pouvoir, est l’occasion d’une réflexion sur l’essence du « métier d’empereur ».

Table des matières à consulter ici.

Des extraits sont consultables ici.


Le site de l’éditeur : http://www.editions-ellipses.fr/product_info.php?manufacturers_id=330&products_id=11286

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